A l’aéroport, Christelle notre hôte vient nous chercher en pick-up, nous en profitons pour discuter avec elle.
L’île de Huahiné est composée de 2 îles, Huahiné Nui au nord et Huahiné Iti au sud. Le camping Hiva plage se trouve sur l’île du sud alors on s’arrête à Faré, la ville administrative de l’île pour faire quelques courses car il y a une cuisine à disposition. On installe notre tente à la frontale et on s’assied autour de la table ronde pour manger en discutant avec un couple de voyageur : Barbara et Jean Damien.
Voici notre emplacement de jour le lendemain matin :
On décide de ne pas traîner et on prend les vélos pour faire le tour de l’île du sud, soit environ 33 km. Juste à côté du camping, on voit le “marae Anini” au bord d’une plage sauvage.
Ce marae royal se présente sous la forme d’une construction massive composée de blocs de corail. Le marae associé au culte du dieu Oro aurait été édifié à la fin du XVIII ème siècle par Ta’aroari, grand chef qui tenta de restaurer sur ces lieux la religion traditionnelle contre le protestantisme.
On poursuit notre route à notre allure en s’arrêtant admirer le paysage.
Un terrain de foot made in Polynésie !
Jusqu’à arriver à un point de vue splendide près du village de Tefarerii.
Une belle récompense suite à cet effort !
C’est une balade très agréable où on avance doucement sur cette unique route avec le salut des locaux au passage.
Ce bus circule 2 fois par jour pour rejoindre la ville principale.
Nous finissons par rejoindre la baie de Maroe où un bateau de croisière est amarré et c’est ici que nous faisons notre pause déjeuner à côté du pont “le plus long” de Polynésie (67m) !
Après cette pause, nous allons jusqu’au village de Haapu en admirant bien sûr le paysage.
En réalité, on cherche une plage isolée où il y avait jadis un hôtel de luxe et finalement, nous assistons à un mariage entre un Polynésien et une Popa (fille de métropole comme ils disent ici).
Le four Polynésien pour la préparation du repas !
Les femmes sont coiffées avec ces belles couronnes de fleurs et on écoute quelques instants cette belle musique entraînante des îles (le ukulélé).
En questionnant les locaux, nous sommes allés trop loin alors demi-tour. Après tout, on est plus à quelques km près… On finit par s’enfoncer dans la forêt par un chemin, on rentre même dans 2 propriétés mais on ne trouve pas, tant pis on finit pas reprendre la route.
D’un coup, un gros nuage noir et donc une bonne averse en conséquence, on trouve de justesse un endroit pour se mettre à l’abri. Une petite accalmie pour repartir et rebelotte. On trouve un second abri dans la cuisine d’un deuxième camping qui parait tout de même moins bien que le nôtre.
Après ces kilomètres de vélo, ces averses, un petit cocktail s’impose au “Relais Mahana”.
On s’essaye également au paddle, une première pour nous 2.
On a bien rigolé en faisant une course. On en profite également pour utiliser leur wifi pour faire le point sur les mails et envoyer une demande de couchsurfing sur Bora Bora.
Une journée à vélo très agréable à la découverte de cette île plus authentique, en finissant par une belle vue de notre campement.
Le lendemain matin, après un petit dej’ en tête à tête à côté de notre tente, nous partons avec le scooter du camping pour visiter cette fois l’île du nord. C’est une vraie trapadelle ce scoot, impossible de monter la côte à deux aussi je descends pour lui faciliter la tâche et ainsi profiter de la vue sur la baie de Maroe.
Nous poursuivons jusqu’à Faie où il y a des anguilles sacrées aux yeux bleus dans la rivière. Elles sont vraiment énormes.
Puis nous allons visiter une ferme perlière où on nous explique le processus de fabrication d’une perle de Tahiti.
Cela sera détaillé dans le prochain article.
Nous poursuivons notre découverte avec le “marae Manunu”,
qui est au bord d’une plage où on décide d’aller explorer le “jardin de corail” en snorkeling et de faire notre pause déjeuner.
On voit également les pièges à poissons qu’ils utilisent ou utilisaient pour récolter le poisson lors de la marée basse.
On poursuit avec le “marae Potée”,
suivi d’une petite randonnée en plein coeur de la forêt où on aperçoit un autre marae avec un gigantesque banian.
On continue sur le chemin et nous arrivons à un très beau point de vue.
La journée n’est pas encore terminée car on va voir le musée du coquillage 🐚. C’est un collectionneur qui a débuté en 1982 et il nous a expliqué les différents types de coquillages dont les cones qui sont neurotoxiques. La méconnaissance des coquillages dont ceux là entrainent des accidents. En effet, les personnes placent ce coquillage dans leur maillot de bain et une seule piqûre est mortelle (aucun antidote). C’était très enrichissant, une très belle collection.
Comme il s’agit avant tout d’un bijoutier, on regarde ces bijoux, les scuptures sur nacre et les colliers à base d’épines d’oursin. On craque pour une belle fleur d’hibiscus gravée dans la nacre.
L’heure tourne, nous sommes au nord de l’île nord et nous devons retourner au sud de l’île sud. On en profite pour faire quelques courses sur Faré et nous repartons en expédition pour rejoindre le camping car nous sommes pas sur d’avoir suffisamment d’essence (la seule station service de l’île étant fermée).
On a bien rigolé avec notre scooter car il faisait nuit noire, impossible de voir la route avec ses surprises (nids de poule), on bougeait d’avant en arrière pour aider le scoot dans les quelques côtes. Et finalement, nous arrivons bien au camping en même temps que Christelle qui avait récupéré une nouvelle famille à l’aéroport : Nathalie, Olivier et Thomas.
On a mangé en prenant le temps de discuter avec eux.
Le lendemain, nous restons tranquille au camping : petit dej’, lessive, journal de bord en compagnie de 5 petits chiots que l’on a nommé Boule de poil, grande noreille, raie de mulet… c’est vrai c’est pas top, officiellement on a appris que c’était Patapouffe, Tâche…
Puis au programme, snorkeling en face de la tente.
On a vu plein de bénitiers, de poissons, une grosse murène et après notre formation sur les coquillages, on a vu plein de cones également.
En fin d’aprèm, on appelle le camping de Bora Bora 😎 mais apparemment il n’existe plus, alors on se rabat donc sur une pension, une chambre avec balcon ayant vue sur le lagon. Après tout, on y est pas tout les 3, 4 matins à Bora Bora ! Romain fait également une partie de pétanque avec la petite famille. Ce soir, Nathalie, Olivier et Thomas offrent l’apéro avec une bonne bouteille de blanc. On mange tous ensemble en regardant de temps en temps notre tente car il y a quelques vols en particulier sur cette île.
C’est le quatrième jour sur Huahiné, on discute avec Sonia qui est arrivée hier soir tard, et on décide de rejoindre la barrière de corail en kayak.
Nous voilà partis avec nos masques et tubas.
On accroche le kayak à un rocher et on explore les environs quelques temps et nous rebroussons chemin en admirant l’île vue du lagon.
Je pagaie en traînant Romain qui reste dans l’eau, on a même vu une raie sur le retour.
On ne se laisse pas abattre, et à midi c’est restaurant, “Chez Tara”,
Thon grillé avec sauce au citron vert !
Mais pour le dessert nous retournons au “Relais Mahana”.
Romain part ensuite faire un peu de paddle 🏄,
et j’entendais du bruit. Il y avait une course relais entre des vacanciers et des locaux. Le but étant de courir dans le sable sur une dizaine de mètres, faire dix fois le tour de la coco avant de revenir passer le relais. Autant dire que cela rigolait grave 😃 !
On retourne au campement et Romain en profite pour partir à la pêche en kayak jusqu’à la tombée de la nuit.
Tranquille au milieu du lagon avec sa canne à pêche !
La soirée était très agréable avec la petite famille et 2 autres Français qui sont arrivés ce soir. Ce sont 2 kinés qui viennent de terminer leurs études en Belgique et qui s’accordent 1 an dont 6 mois en Polynésie Française pour allier travail et vacances. Avant de rejoindre notre tente, on a dû attendre quelques minutes car il pleuvait vraiment fortement.
Le lendemain, dernier jour sur Huahiné, on range nos affaires, plions la tente et restons tranquilles dans la cuisine à discuter, écrire et faire un peu de snorkeling…
13 heures sonnent, on dit au revoir à tout le monde sauf Olivier, Nathalie et Thomas que l’on reverra sur Bora Bora ce soir. Comme Christelle et Terri avaient un problème de voiture, c’est l’épicier, qui nous avait raconté la légende des anguilles sacrées aux yeux bleus, qui nous conduits à l’aéroport. Il roulait vraiment doucement en nous racontant sa vie. Il est propriétaire de plusieurs terrains sur plusieurs îles grâce à sa grand-mère. En cas de reconversion professionnelle comme ouvrir un camping en Polynésie, on saura à qui s’adresser !
Ce camping était vraiment très agréable, un très beau cadre, une famille très gentille et 5 petits chiots.
Cc les baroudeurs, bel article (encore une fois), qui a donc gagné la course de paddle ?
Moi d’une pince !
« reconversion professionnelle en Polynésie … » c’est vrai que ça fait rêver !!! Bisettes
Superbe.Que de belles photos.Que dire de plus? Mille mercis de nous faire vivre ces moments inoubliables.J attends comment dire «Bora bora»avec impatience. Gros bisous.
Ça arrive patience…
Vous avez l’air malheureux avec vos cocktails allongés dans la mer… Sinon magnifiques paysages et sympa les photos des chiots
Merci, on avait les chiots à chaque réveil !